Mission algues brunes : Accompagnement de scolaires sur l’estran

Les bénévoles du GEMEL Normandie sont invités à participer à la mise en place du projet Biolit junior dans les écoles de Luc sur mer.

Depuis une vingtaine d’années la quantité d’algues brunes semble diminuer en certains points du littoral. Les algues brunes que nous étudions sont alors remplacées par des huîtres, des moules, ou encore des patelles. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette disparition  : le changement climatique, le nombre de visiteurs croissants sur le bord de mer, les pollutions, des espèces invasives qui empêchent le développement des algues brunes, la prolifération de certains herbivores, comme les patelles... Grâce à vos observations, les scientifiques de Planète Mer et du Muséum national d’Histoire naturelle, essayeront de répondre à ces interrogations !

extrait du site https://www.vigienature-ecole.fr/ Le protocole BioLit Junior L’objectif du programme BioLit est de relever l’abondance des algues brunes et des coquillages sur l’estran, afin de comprendre les variations observées ces dernières années. Pour participer suivez le protocole !

Les étapes de la mise en place de ce projet

  • 1 formation et fourniture de matériel aux bénévoles par les scientifiques du GEMEL et du CPIE (maison de la nature de sallenelles ) avec un objectif de 1 bénévole pour 4 enfants sous la responsabilité de l’enseignant de la classe
  • 2 sollicitation d’une classe volontaire par école de Luc sur mer. Présentation et préparation de l’intervention sur l’estran.
  • 3 Accompagnement et réalisation du protocole sur l’estran.
  • 4 retour en classe avec transfert sur le site biolit des données collectées.

Rénover le musée, une nécessité.

La confrérie sous le vocable "le réveil de la baleine" a engagé des actions pour s’ouvrir aux écoles de Luc en 2016. L’engagement de quelques bénévoles a permis de jeter les bases d’un partenariat à long terme avec les enseignants et les acteurs reconnus du domaine des mammifères marins. Cet engagement souligne la nécessité de réfléchir à la place du musée, son organisation et son contenu qui n’a que peu bougé depuis sa mise en service. Sans attendre des financements lourds qui pourraient ne jamais arriver, je propose que se mette en place un groupe de réflexion pour la rénovation de la maison de la baleine. Un premier état des lieu permet de souligner quelques points

Des points faibles

- la baisse de fréquentation
- la cible "enfants" qui est peu atteinte
- les Médias numériques inexistants
- l’absence de guides bénévoles et d’accompagnement pour les groupes.
- la fermeture 10 mois de l’année
- le contenu figé, sans d’actualité ni contact avec les acteurs du domaine.

Les points forts

- la proximité du squelette
- La baleine qui reste un sujet d’intérêt permanent pour les enfants et les autres visiteurs.
- Le musée bien que petit est de bonne qualité et modifiable facilement.
- les expérimentations 2016 (le réveil de la baleine) d’ouverture vers les écoles qui ont été très appréciées.
- les relations établies avec les acteurs scientifiques du domaine qui peuvent assurer de la pertinence des évolutions à proposer
- le site internet www.lesabl.fr et la page facebook @lesabl qui sont très actifs avec des contenus collectés fiables, sélectionnés et réutilisables.

L’avant projet de rénovation de la maison de la baleine

Extrait de l’avant projet présenté à Monsieur le Maire de Luc sur mer en juin 2017

....... 2- 1 Mise en place d’une entité : « Les Amis de la Baleine » incluant un groupe réduit autour de la rénovation de la maison de la baleine (qu’on appellera Musée par commodité) Depuis le printemps 2016, autour d’Alain Viaud, diverses personnes, membres ou non de la Confrérie de la Baleine (gestionnaire du Musée), ont commencé à explorer plusieurs pistes pour renouveler le musée. Des animations nouvelles ont été mises en place avec les écoles de Luc et du voisinage, en particulier à l’occasion de l’exposition du GECC sur les grands dauphins dans la Manche. Les actions à venir seront prises en charge par « Les amis de la Baleine » Des contacts encore informels ont été pris avec des acteurs du CREC et des lutins intéressés par l’histoire locale ou la découverte de l’environnement marin. Sur la base de ce document de travail, un groupe réduit de bénévoles, rattaché aux Amis de la baleine pourrait se constituer plus durablement pour formaliser progressivement un projet partagé de rénovation. Il lui incombera de solliciter le soutien des acteurs scientifiques compétents pour valider la cohérence du projet.

Introduction

La Maison de la Baleine a perdu beaucoup de son attractivité : 886 visiteurs seulement en 2016, soit une fréquentation extrêmement faible, réduite en un an de 50% après une perte de visibilité dans les autres musées des alentours. Les groupes de scolaires ne se déplacent plus guère à Luc pour le visiter. A titre de comparaison, l’exposition empruntée au Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin - GECC – et présentée dans la salle du parc, a accueilli en 10 jours en été et lors de la fête de la science, plus de 1800 personnes avec des coûts de mise en œuvre très limités. La scénographie et le contenu de la Maison de la Baleine ont peu changé depuis la mise en service en 1992, soit 25 ans déjà. La Maison bénéficie pourtant d’un emplacement exceptionnel, à l’entrée du Parc de la Baleine, site fréquenté tout au long de l’année par un public très nombreux, constitué en priorité de familles et de jeunes enfants, mais aussi de résidents de tous âges et de touristes.

Elle est située à moins de 200 m de la mer et devrait représenter une halte quasi incontournable dans toute promenade entre digue et parc.

Dans son voisinage se trouve également la station marine du Centre de Recherche en Environnement Côtier, de l’Université de Caen. Mais les liens sont informels, alors que le grand public trouverait beaucoup d’intérêt à mieux connaître certains éléments de recherches du CREC.

Soit d’indéniables atouts que la situation actuelle du Musée de la Baleine ne valorise plus.

Le travail engagé autour de cet avant-projet a donc pour objectif d’établir des scénarios raisonnables d’évolution du bâtiment et de son contenu, pour renouveler son attrait dans le contexte et avec les moyens techniques du 21 ème siècle.

2-3 Deux logiques possibles au sein du musée

2-3-1 Renouveler la présentation du contenu historique et rendre plus attractive l’actualité autour des baleines, élargie aux autres mammifères marins présents sur nos côtes. Compte tenu de l’histoire du Musée, de la renommée de « sa baleine », de la relative petitesse du bâtiment, il peut sembler pertinent de rester centré sur les baleines et les mammifères marins. La baleine de Luc, et plus généralement les baleines, éveillent depuis toujours des sentiments de liberté, des envies de voyage et de découverte. L’objectif de la réflexion serait donc de faire évoluer le musée pour mieux l’adapter aux besoins des visiteurs de 2017. En tenant compte du fait que, si ce sont les enfants qui font entrer les adultes, le contenu du musée est pour le moment davantage adapté aux visiteurs adultes. Le contenu destiné aux enfants doit donc être amélioré et un parcours spécifique à leur intention doit être mis en place. La connaissance des mammifères marins sera également l’occasion d’exposer tous les enjeux environnementaux essentiels pour la survie de ces espèces, actuellement très menacées par la civilisation industrielle : préservation de la biodiversité, réduction des pollutions, maîtrise de tous les enjeux environnementaux… Le contenu de base des panneaux explicatifs pourra être enrichi par des ressources disponibles sur le net. Diverses solutions numériques existent, mais un accès internet sera indispensable. 2-3-2 Offrir aux visiteurs une introduction plus globale aux enjeux liés à la mer Malgré toute l’importance symbolique de la baleine, et l’attachement des enfants à son image, bien peu nombreux seront ceux d’entre eux qui auront la chance de parcourir les milliers de kilomètres et les milles marins qui leur permettront de les rencontrer dans la réalité. En rester à la baleine, c’est donner du milieu maritime une représentation bien éloignée… Alors qu’immédiatement à leur pied, lorsqu’ils sont à Luc sur Mer, la mer est bien présente, et largement méconnue ! Les 8 km de littoral de la CDC Cœur Côte de nacre sont une fenêtre ouverte sur la Baie de Seine et la Manche. Les organismes scientifiques comme le CREC, le GECC, ou les associations de protection de l’environnement que nous avons citées, pourraient nous permettre de concevoir des outils de vulgarisation sur diverses facettes : les marées, la faune et flore de l’estran, l’incroyable richesse de l’invisible dans l’eau de mer, les enjeux de l’urbanisme littoral, la géologie de nos côtes, et les inévitables confrontations entre la terre et la mer avec leurs conséquences tout au long du trait de côte. Pour ne citer que quelques exemples permettant d’amorcer la réflexion sur la dimension de découverte de tout l’environnement maritime. La taille réduite du musée peut laisser craindre un espace insuffisant pour un tel contenu. Mais l’idée ne serait pas de déployer des contenus complexes ou trop denses, mais d’en rester à quelques éclairages introductifs pouvant être approfondis à la demande, par des ressources numériques et des expositions temporaires en dehors du musée. Un tel dispositif, assez largement numérique, permettrait en même temps de ne pas figer pour une trop longue période les contenus abordés, mais au contraire de les renouveler, pour entretenir l’intérêt des visiteurs qui fréquentent souvent assez régulièrement la Côte de Nacre. Le Musée pourrait ainsi éviter la difficulté, dont il a du mal à se sortir actuellement, d’un dispositif trop longtemps figé.